Le choix d’une race de chien ne se prend pas à la légère ! Avant toutes
décisions, bien se documenter sur toutes les caractéristiques de la race,
ses avantages et ses inconvénients en fonction de ses possibilités, de son
état d’esprit et de sa disponibilité.
Ce n’est pas après coup qu’il faut réaliser son erreur en rapportant le
chiot à l’élevage (solution de simplicité) ! En principe, au départ le chiot
est stable et entre temps il subira des séquelles irrémédiables, que nous
éleveurs, redoutons particulièrement !
À
cette occasion, voici 10 recommandations essentielles à respecter afin de
réussir avec le chien de vos rêves :
Au départ de l’élevage,
s’inscrire dans une école de socialisation canine, toutes races confondues
et suivre assidûment ces cours.
Cette méthode se pratique avec le chiot jusqu’à l’âge de 3 à 4 mois. Elle
permet à ce qu’il continue à développer sa socialisation qu’il a reçue à
l’élevage grâce à sa génitrice et ses éleveurs. Ainsi lorsqu’il grandira
il évitera le plus possible, d’entrer en conflit avec ses congénères.
Par la suite,
s’inscrire à des cours d’éducation pour jeunes chiens, toutes races
confondues.
Cette pratique débutera après les cours de socialisation et pourra
s’étendre jusqu’à l’âge d’une année s’il le faut. Elle consiste à
apprendre au jeune chien la marche aux pieds, le assis, le coucher et le
principal, le rappel à l’ordre dans un environnement agité.
Exécuter avec rigueur
tous les acquits dans la vie quotidienne (à la maison, à l’extérieur).
Il est très important que le jeune chien connaisse ses limites. Le rappel
à toutes occasions pour sa sécurité et celle des passants, la marche en
laisse aux pieds pour éviter de se laisser promener par le chien, le assis
pour la récompense, le coucher pour la tranquillité.
Éduquer les enfants à
respecter le chien comme un membre à part entière dans la famille.
Cela consiste à ce que les enfants ne martyrisent pas le jeune chien avec
des jeux stupides, des éculubrations intempestives, des bousculades sans
ménagement qui pourrait le rendre très nerveux, même jusqu’à devenir
agressif.
Instruire les enfants
des dangers qui pourraient survenir dans le cas de débordement.
Le chien ayant comme seule défense, ses dents, les enfants doivent être
initiés à ce danger. Leur apprendre à ne pas déranger le chien lorsqu’il
mange ou lorsqu’il dort. Ne pas courir devant lui ou le poursuivre en
émettant des bruits incongrus. Ne pas le fixer dans les yeux, ce qui est
une incitation au combat. Le grognement, le poil dressé sur le dos et la
croupe, les lèvres retroussées, sont des signes avant coureur de morsures.
Lors d’agression leur apprendre à se positionner (en tortue ou en
hérisson), sans bouger ni émettre un son. En principe le chien se
désintéressa rapidement d’une masse inerte.
Rester à toutes
occasions le chef de meute et le chef de famille, celui à qui l’on doit
obéir (enfants, chien).
Le rôle de l’éducateur est primordial dans les deux cas. Pas de
demi-mesure c’est oui ou c’est non, c’est permis ou ce n’est pas permis.
Surtout ne pas privilégier l’un ou l’autre par faiblesse et en particulier
lorsque le chien grogne.
Contrôler et analyser
ses erreurs qui peuvent être consécutives à un comportement mal adapté.
Savoir reconnaître ses déficiences et ses torts face au chien en changeant
sa façon de procéder et son langage, en fonction de la situation. Ne pas
croire que c’est toujours le chien qui est le seul fautif !
Ne jamais céder à un
caprice ou à un changement d’humeur du chien.
Pouvoir lui retirer un os qu’il est en train de ronger, sa gamelle qu’il
est en train de manger, lui prendre un jouet de la gueule lorsqu’il est en
train de jouer pour lui redonner par la suite. L’expulser du canapé s’il
s’est permis de se l’approprier ou un endroit lorsqu’il gène le passage en
l’envoyer à sa place avec autorité.
Apporter beaucoup
d’attention au jeune chien. Savoir le féliciter
lorsqu’il fait une bonne action. Le corriger uniquement sur le fait et non
pas après coup, pour une mauvaise action. Mesurer ses réactions surtout
lors d’une destruction d’un objet précieux qui était à sa portée par
négligence. La meilleure punition est de le remettre à sa place et de
l’ignorer quelques instants.
Lui apporter une
stabilité au sein de la famille afin de lui préserver un caractère bien
équilibré.
Si tout est réunit, il y a de forte chance que l’harmonie règne dans la
famille. Le chien aura sa vraie place et se comportera de manière
correcte. Tout cela est une affaire de beaucoup de patience, de
psychologie et d’amour.
Le chien n’est pas un objet ! Il a une âme, des sensations, des sentiments
et une intelligence insoupçonnée contrairement aux idées reçues !!!
Que demande un Setter Gordon par
jour, au moment où il a eu ses heures de balades ?
C'est tout d'abord de bonnes gamelles, (photos 1 à 6),
suivi de moments de repos, (photos 7 à 12),
des parties de jeux, (photos 13 à 18),
des pauses câlins (photos 19 à 25).
Quelle vie de chien !
Finalement le Setter Gordon n'est pas si compliqué pour autant qu'il soit
estimé et qu'il se sente aimé.